Regardons quelques détails du fuselage de l'A350
Il y a deux ans, dans l’article sur le décollage de l’A350-900 de Vietnam Airlines, j’avais présenté certaines caractéristiques de la cellule de l’A350.
Voici un retour sur les détails de l’A350 de Singapore Airlines photographié à l’aéroport international de Tokyo.
Son numéro de cellule est 9V-SWH.
Les trois sondes situées sur la partie inférieure, directement à l’avant du cockpit,
à savoir les sondes d’angle de dérapage (SSA - Side Slip Angle) n° 1, 2 et 3.
Ce qui est intéressant, c’est qu’on peut voir des icônes peintes sous les sondes,
indiquant de quel côté du cockpit la sonde est utilisée.
La sonde gauche est pour le siège du commandant de bord, celle de droite pour le siège du copilote, et celle du milieu peut être utilisée des deux côtés.
C’est un détail difficile à remarquer sans un téléobjectif,
bien entendu, la proximité de la terrasse d’observation avec les avions est aussi une condition importante.
Les sondes multifonctions n° 2 et 3 (MFP - Multi Function Probe) fournissent au système avionique la pression totale (PT), la température totale de l’air (TAT - Total Air Temperature) ainsi que les données d’incidence (AOA - Angle of Attack) ;
la partie noire en dessous est le protecteur de sonde antigivrage (ICE PROBE PROTECTOR).
La forme du MFP est assez caractéristique, ne ressemble-t-elle pas un peu à une arme ancienne ?
La sonde de pression totale s’étend vers l’avant comme un tube de Pitot classique,
la sonde d’incidence s’étend perpendiculairement, formant un angle de 90 degrés avec la sonde de pression totale,
la partie avant de la section en forme de plaque, la plus large, possède une ouverture carrée, c’est sans doute la sonde TAT.
De plus, on peut également voir des icônes sous les sondes MFP, indiquant que le n° 2 ci-dessus est commun aux côtés gauche et droit, et le n° 3 ci-dessous est pour le côté droit, siège du copilote.
La trappe de secours située au-dessus du cockpit est assez simple,
il n’y a qu’une seule poignée.
Ah, et il y a aussi l’entrée d’air de l’APU, c’est un sujet favori du site, héhé.

Je ne connais pas bien la structure du train d’atterrissage avant, mais en le voyant tout neuf et brillant,
alors je l’ai photographié.
Enfin, regardons combien de carburant a été ajouté, il faut plus de 7 heures pour voler de Tokyo à Singapour,
le résultat est 48 741 litres au total, un calcul mental rapide donne environ moins de 40 tonnes.
Auparavant, j’avais écrit combien de carburant est préparé pour un vol d’une heure ?, c’était 138 710 litres, soit 10,8 tonnes de carburant.
Fin