Un regard sur la réglementation japonaise relative aux drones
L’autre jour, je suis tombé sur cette actualité : un étudiant chinois a filmé des cerisiers en fleurs au Palais impérial de Kyoto avec un drone. N’ayant pas fait de demande préalable, il a été arrêté par la police et l’affaire a été transmise au parquet. Comme il avait également utilisé un drone auparavant à Arashiyama et sur le Sentier de la Philosophie, il risque de subir une peine relativement sévère.
J’avais précédemment résumé un article sur les règlements japonais concernant les drones, d’où l’on sait que dans une zone densément peuplée, si aucune demande préalable n’est faite auprès des autorités, on encoure une amende de moins de 500 000 yens.
Mais qu’est-ce qui est exactement considéré comme une zone densément peuplée ? Et où ailleurs est-il interdit de faire voler un drone sans autorisation ?
Je suis donc allé vérifier les règlements concernés, et j’ai vu que les documents sur le site du Ministère du Territoire, des Infrastructures, des Transports et du Tourisme étaient plus complets qu’avant,
notamment concernant les espaces aériens nécessitant une demande préalable, incluant :
A Espace aérien autour des aéroports
B Altitude supérieure à 150 mètres
C Zones densément peuplées
Trois types.
Concernant la définition de C, on peut la trouver sur le site des cartes de l’Institut géographique,
par exemple, la zone de Tokyo est pratiquement toute rouge,
ce qui correspond à la zone densément peuplée de catégorie C.
Regardons aussi la région de Kyoto-Osaka,
à l’intérieur des zones urbaines, c’est pratiquement tout de l’espace aérien C.
Les précautions à prendre lors du vol restent les mêmes que celles présentées précédemment,
mais il y a une image qui rend les choses plus imagées.
Le vol dans les cas suivants nécessite également une demande préalable :
1 L’heure de vol doit être après le lever du soleil et avant le coucher du soleil
2 Il faut maintenir une surveillance visuelle constante du drone et de son environnement
3 Il faut garder une certaine distance avec les personnes et les bâtiments
4 Il est interdit de pénétrer dans des lieux de rassemblement public comme les fêtes, les événements publics, les expositions, etc.
5 Il est interdit de transporter des objets inflammables ou explosifs, ou d’autres objets susceptibles de blesser autrui ou d’endommager des bâtiments au sol
6 Il est interdit de larguer des objets susceptibles de blesser autrui ou d’endommager des bâtiments au sol
Le formulaire de demande à soumettre est au format Word, vous pouvez voir les explications ici, les éléments à remplir comprennent : l’objectif du vol, l’heure, la route, la raison de l’entrée dans une zone interdite, la raison des précautions demandées dans la demande, le fabricant du drone, le modèle, le poids, les fonctionnalités et les performances, l’expérience de pilotage de drone de l’utilisateur ainsi que ses connaissances et qualifications, si une assurance responsabilité civile tierce a été souscrite, si l’autorisation du contrôle de la circulation aérienne a été obtenue avant de voler à une altitude supérieure à 150 mètres.
De plus, la demande peut être envoyée par courrier au Ministère du Territoire, des Infrastructures, des Transports et du Tourisme, ou soumise via le système de demande électronique en ligne.
Il faut également noter que l’approbation par le gouvernement prend 10 jours ouvrés, il est donc plus prudent de soumettre la demande une dizaine de jours avant la date prévue du vol.
Enfin, l’utilisateur a l’obligation de soumettre un rapport après vol, le rapport est également au format Word, le contenu comprend le numéro de permis de vol, le journal de vol (nom de l’utilisateur, résumé du vol, type d’aéronef, lieu de décollage, heure de décollage, lieu d’atterrissage, heure d’atterrissage, durée totale du vol, incidents affectant la sécurité du vol), la carte de la zone de vol, etc.
Fin