Carnet d'un Passionné de Simulation de Vol

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Le commandant à 30 000 pieds--dernières notes de lecture 20141102

Après avoir lu les mémoires du capitaine Taguchi et les avoir trouvés excellents, j’ai acheté un autre de ses livres, 機長の三万フィート.

J’ai passé environ 4 à 5 jours à le lire et, comme d’habitude, voici une courte critique.

Le fil conducteur du livre est la carrière professionnelle du capitaine Taguchi, avec un accent mis sur l’école de pilotage, l’ère des avions de ligne à hélices DC6, l’ère des avions de ligne à réaction DC8, l’époque où il était instructeur, et enfin ses années sur Boeing 747. Tout en racontant son développement personnel, il intègre très naturellement de nombreuses connaissances aéronautiques, ce que je considère comme une caractéristique majeure de ce livre. J’ai lu de nombreux livres écrits par des commandants de bord, certains axés principalement sur la vulgarisation aéronautique, d’autres sur des biographies personnelles. Bien qu’ils soient tous bien écrits, leur orientation est très évidente. Cependant, ce livre parvient à combiner parfaitement la vulgarisation et la carrière personnelle, rendant la lecture reposante et instructive, ce qui est vraiment rare. Par exemple, dans la section sur l’école de pilotage, il présente les méthodes de pilotage des avions légers, ce qui est très utile pour les joueurs de simulation de vol. En abordant la phase en tant que copilote, il explique comment rendre les passagers plus confortables, incluant à la fois des techniques de pilotage plus avancées et l’éthique professionnelle, ce qui est convaincant. Lorsqu’il parle de son utilisation du pilote automatique, il mentionne qu’il commence généralement par piloter manuellement pour équilibrer l’assiette de l’avion, c’est-à-dire effectuer le trim avant d’activer le pilote automatique. Cela rappelle ce que Kan-ichiro Kato a mentionné dans sa série de livres sur les accidents d’avion : de nombreux accidents sont dus au fait que les pilotes font trop confiance au système de pilotage automatique et l’activent sans avoir équilibré l’avion, provoquant ainsi de nombreuses catastrophes. Par conséquent, l’explication de Taguchi ici est assez convaincante.

Taguchi divise les pilotes qu’il a rencontrés en 5 types, passage assez intéressant :

  1. Les anciens héros : hautains, n’approfondissent plus leurs connaissances professionnelles, se fient à leur propre expérience, délèguent la plupart des opérations aux jeunes et ne s’en soucient pas.
  2. Les génies : technique exceptionnelle, peu importe la météo ou la turbulence et le vent de travers forts, leur esprit reste très clair, ils font toujours voler l’avion en douceur.
  3. Les intellectuels : utilisent tout leur temps pour apprendre, mais sont trop dogmatiques et ne peuvent pas appliquer leurs connaissances de manière flexible dans la pratique.
  4. Les incompétents : bien qu’ils sachent piloter, ils ne maîtrisent pas l’ensemble, leurs manipulations sont rigides et ne procurent pas une bonne expérience aux passagers.
  5. Les moyens : c’est-à-dire la majorité des pilotes, possèdent diverses connaissances et expériences, et continuent d’apprendre pour s’améliorer, mais quelle que soit leur efforts, n’atteignent pas le niveau des génies.

Il y a aussi son évaluation des aéroports ; il a classé l’aéroport de Moscou comme le pire, et l’aéroport de San Francisco a également reçu une mauvaise note. Cela rappelle la catastrophe du vol Asiana Airlines OZ214 de l’année dernière, ce qui donne une impression de « c’était donc ça ». Il explique que San Francisco dispose de deux pistes parallèles, mais que lors de l’arrivée, le contrôle ne dit pas laquelle utiliser pour l’atterrissage. Les pilotes ne reçoivent les instructions que lorsqu’ils sont à très basse altitude, ce qui provoque alors une précipitation et une confusion dans le cockpit. L’aéroport qu’il a classé meilleur est l’aéroport de Paris Charles de Gaulle,理由 très humain, pas de bâtiments ni de routes à angle droit, donc facile à comprendre, bonne visibilité, et opérations très naturelles.

Lire un livre, c’est comme lire une personne ; on sent que Taguchi doit être une personne très intelligente, qui sait bien raconter des histoires, et qui possède une capacité de pensée indépendante, ne suivant pas simplement le troupeau. Dans l’épilogue, il critique les revendications de la droite japonaise visant à modifier la constitution pacifique, ce qui rencre encore davantage sa personne sympathique.